extraits de "Louna fille d'aujourd'hui"

 

Cela fait maintenant deux heures qu'il poireaute à faire les cent pas, s'enervant de plus en plus
- Ils doivent aller voir "A vendre" au cinoche, le genre de film qu'elle aime bien avec Romance, je disparais en proportion de la bite qui me prend, je m'évide, c'est métaphysique
- Elle a prévenu qu'elle passait rapide juste apres rendre visite à sa mère.
- Et elle est à la bourre
- Tant pis, amène toi
- Comme de juste elle pousse le bouchon et il en reprend pour un tour
- La chaise est posée au milieu de la pièce vide
- Il la désigne et elle obtempère.
- Elle lance les hostilités.
- Quoi?
- Des explications
- J'ai pas fait attention c'est tout, je m'excuse, j'avais pas fini de refaire mon appart que tu m'as saccagé
- Je t'ai proposé mon aide
- T'es interdit chez moi
- Il ôte ses lunettes terribles qui lui mangent le visage, autant elle peut séduire, autant elle peut se fondre, l'envie saignante de lui coller une baffe ou la fessée, mais paraît il cela demande du doigté, il est trop à cran. Un cran d'arrêt.
- OK
- Il enlève violemment sa culotte
- On a beau la rabrouer au moment de la mettre pour elle il fait toujours beau, le reste c'est du vernissage.
- Cette salope l'excite, le panorama aussi, il y a pourtant dans leur virage du relachement, elle a les poils des jambes d'une brune qui s'en fout.
- J'aime bien voir quand tu me la met
- Regarde!
- Les mecs ont toujours tendance à croire qu'il s'agit de l'exocet le plus puissant de la planète.
- Lentement il l'enfonce
- Elle en perd pas une miette.
- Elle retrouve son petit air coquin, un regard lubrique par en dessous lorsque la bite lui fait face.
- Une pure vaginale.
- Etonnez vous alors que la coquine s'éprenne du faquin,
- A ce jeu de dupe, personne n'en sort indemne
- Elle se livre sans retenue, surement pas un livre de comptes ou une calculatrice.
- Du petit chat qui miaule quand on lui masse le crâne, elle se transforme en chienne et consomme avidement ses fantasmes à l'heure dite où l'amour vacille, un classique du genre, dans la déroute on sauve ce qu'on peut, c'est l'incendie.
- Est ce que c'est plus facile à vingt ans, le simple fait de se poser la question prouve que c'est déja un vieux con, l'age n'est rien mais une génération les sépare et les hante, il souhaite l'engagement, la vie à deux, elle s'amuse, joue sur les apparences.
- Les jeunes filles d'aujourd'hui sont sans complexes quand à leur liberté.
- Il devient guedin, pris de vertige, incapable de dissocier, le syndrome de la lolita.
- Elle se la donne comme à un cour de danse, le chainon manquant de son éducation, entrainée dans un éloge charnel censé la parfaire.
- Une petite au visage lisse dont l'avertissement du vice devrait suffir, ce regard en dessous terrible, ces barrettes oranges lunaires, ce perceing si joliment posé.
- N'importe quel mec un peu malin doit comprendre que c'est cash, elle a une marge de manoeuvre pire qu'un terrain militaire.
- L'avantage de ces filles dont on invente les formes dont elles sont au départ dépourvues jusqu'à leur reconnaître un cul d'une flamboyance extrème et des hanches sans secret.
- Je suis folle de ta bite max
- T'es folle de ma bite ou t'es folle de toutes les bites
- De la tienne précisément, je ne voudrai tourner qu'avec toi
- Alors tu vas lui faire honneur, d'accord, maintenant je te fous la paix et t'es ma chienne, OK ?
- OK
- Promis que je te balance plus de messages à la fac, si t'es folle de ma bite, je veux que tu la suce à fond, que tu me la mette dans tous les trous, que tu me la mette dans le cul, que tu bouffe mon sperme que tu bouffe ma bite
- Et oui l'amour quelque part est une rengaine, on a pas peur des répétitions, voire dans la répétition on explose
- En tout cas, l'amour est une combinaison
- J'aime bien quand tu lèches à fond, j'aime bien quand tu salives et que tu baves et que tu craches dessus
- Tu sens comme je mouille!
- La phrase type de l'écolière qu'à trop vu de films pornos ou tout au moins qui s'en doute
- Vas y mon petit coeur, écarte
- Viens devant la glace me la montrer
- Fous toi sur la table ronde, on chantera la chanson de Roland.
- Putain, c'est quand même un beau spectacle.
- Attends je te la met à fond, on va voir si tu mouilles, donne ta bouche, bouffe ta chatte.
- C'est ton odeur, c'est ton venin.
- J'aime sentir quand t'éjacule en moi
- Viens voir, la voisine est chaude, elle fait semblant de tripoter le micro onde, elle va mettre ses poissons panés, putain, elle délire, regarde comme elle papillonne.
- Met toi à quatre pattes, faut lui faire plaisir
- A quatre pattes sur le lino, elle attend qu'on l'observe la tête haute comme si on lui en remontrait, c'est sur que Louna elle est pas frustrée.
- Elle lèche ses burnes, parcourt sa verge toute bave dehors, sa langue comme au chateau
- Il aime cette position lorsqu'elle se décale
- Tu l'échangerais pas contre deux paquets d'Ariel
- De quoi facilement passer les pré-selections pour Bourges, le tremplin de la phrase la plus conne jamais entendue.
- Y'a bien des fois où ça nous échappe.
- Elle suggère à moitié que sa bite compte plus que lui mais à ce stade, peu importe si les roles sont inversés, elle a l'air d'une esclave
- Elle se cambre complètement en train de ramper devant lui
- Chez elle la violation de domicile est pire que le viol.
- Tu crois ça ? Tu crois que je mérite d'être violée?
- Absolument
- Personne mérite d'être violée
- Personne mais toi oui, de toute façon, ça t'es surement pas arrivé par hasard
- C'est vraiment dégueulasse de dire ça
-J'aime bien quand ma bite, elle est bien droite et qu'elle te va bien au fond de la gorge
-Baise moi
- Il la prend nickel chrome, gastéropode la tête entre les jambes, il n'y a plus que son cul à garder forme humaine, il la lotit d'un embrasement qui tourne à l'échauffourée, avec une totale violence, elle rippe sur le parquet, ils se retrouvent dans un coin de pièce, viscéralement.
- Je peux plus te voir, viens me prendre sur le lit
- Elle apprécie, connaisseuse, plus aucun mot doux, la libération du trash, à croire que c'est tout ce qu'on crache.
- Alors qu'elle fait face, la banane plantin astique son bulbe pendant que sa bouche digère.
- C'est un peu froid quand même
- Ouais, j'ai fait une connerie, elle sort du frigo
-Lèche la glace
- Le piercing frotte sur le verre
- Ouvre la bouche, tire la langue, je veux voir si t'as reçu, c'est bien ma chérie, maintenent t'es la meilleure, je t'aime. - Je veux que tu sois un muffin.
- Putain, la banane explose
- C'est gore
- Mais non c'est pas gore, c'est l'amore
- Depuis que ça tourne vinaigre entre eux, la fusion s'accomplit, à croire que le vinaigre aide à la fusion
- On en est loin du mysticisme, hein petite pute!
- Comme toutes les petites t'étais Ketchup et confiture, maintenant, t'es sperme et pisse.
- Voilà, on l'a accroché la voisine, Gobe.
- En matant sous les persiennes, on distingue son mouvement.
- Le signal, c'est l'électricité.
- Il trace des arabesques tendance arty sur la lie, il la reprend al denté parce que c'est une famille d'italiens, manque que le parmesan.
- Une mise au point s'impose à ce moment du récit
- Tu sais quand t'as vécu un truc comme ça, vraiment violent, t'as plus tout à fait les neurones à la bonne place mais la vie est bien faite.
- Je t'assure.
- Il faut jamais désesperer mais par contre est ce que t'étais fait pour ça?
- Voilà l'histoire.
- Par exemple je me rends compte maintenant que j'ai vécu quinze ans juste en mal de petites minettes, juré craché, c'est fini.
- On ne m'y reprendra plus, je me suis laissé aveuglé, croyant que sa beauté était mon miroir, je ne faisais rien d'autre que consommer ou consumer à mes propres dépends parce que si tu vois par l'autre sans faire attention à toi, tu vas pas tenir la route.
- Un jour, elle va t'abandonner et t'en seras là.
- Les filles, elles t'admirent mais c'est facile quand elles sont nettement plus jeunes
- Si t' as un brin d'intelligence tu te rends compte que ça pourra pas durer
- On vit pas sur une supercherie.
- Les filles, elles te feront pas de cadeaux, elles sont dures, plus dures que nous, elles ont le sexe dans la peau, faut mettre les formes, nous on se croit fort, nuance.
- Elle te demandera de gagner ta vie, de faire des trucs bien, de pas être un empoté, de la baiser.

- Toi, des qu'elle est jolie, tu te rends
- Elles, elles se rendent jamais, t'as rien compris au film, ou si, t'as compris des choses, le genre de choses qu'on comprend vite, les beaux parleurs, elles aiment pas, elle aura décidé à le seconde même de qui lui plait, ceci dit ton franc parler s'il est relayé, ça lui plaira quand même.
- C'est vachement marrant parce qu'on a franchement pas le même rapport
- T'as beau écrire toutes les insanités, la fille, elle la, cette part fantasmatique alors que le mec, curieusement, il sera géné et verra du machisme à la place de son impuissance ou de son laisser aller.
- Enfin, dire que c'est ce que j'ai vécu de plus violent sous entend quand même tous domaine confondus
- Pourtant j'ai appris à pas faire peser une enfance difficile mais l'enfance c'est un sceau d'eau qu'on se prend sur la gueule
- Ella avait la grâce et contre la grâce, tu peux rien, aucun mec blindé résisterait, au contraire, ça lui ferait péter les boulons
- Alors bon dire qu'on peut être nickel chrome aprés, c'est pas évident.
- La fille qu'a jamais souffert, comment tu veux qu'elle respecte tes valeurs à la con
- Des tortillas pour des olibrius.
- Toi, tu vas en taule, elle se fait sauter de tous les côtés, qu'est ce que tu fais, tu pète les plombs, mais si tu prends une jeunette qui connait rien à rien, pour qui la bite à valeur de refuge, t'es mal barré.
- J'ouvre l'investiture à la plus blême des infamies, un crocodile dans le bac à sable.
- Moïse apparait sous les traits d'une grosse Laotienne, un jour plus pété que d'habitude je lui suce les seins et la bougre sa pâme de delitescence et fait de moi un ami véritable
- Je me torche le nez, la vue courte et surtout encombrée comme un gros rhume qui s'appellerait Louna.
- Vraiment pris mais elle kiffe comme une jambe de bois.
- Son entourage est composé de Babas cool, sous catégorie de fumeurs de joints, alors que moi, je me vois tel le pourfendeur, le bras séculaire de la vengeance, hyper agressif
- La rencontre du petit commerce et de la grosse surface.
- Rien ne pourrait aller plus mal mais c'est ce qu'on appelle le hasard
- Ces gens tombent du ciel sous les nuages bas.
- Cependant, il voit bien qu'en temps normal, il aurait rien à foutre avec eux et parfois un soupçon d'hypocrisie l'effleure, mais eux, non, au contraire la bonté même.
- Ils ne cherchent qu'à le consoler réussissant à lui attribuer une once d'intelligence qui s'est volatilisée.
- Ils trouvent ça charmant, cette histoire d'amour, tu parles
- En le racontant avec tellement de coeur, chacun s'identifie, le pire c'est les filles qui rêveraient qu'on les aime autant
- Lui est absolument incapable de donner, une emplâtre à tous les sens du terme, un petit combinard de l'affectif, des fariboles.
- Je me sens presque géné de les tromper à ce point, ce sont des amis dans sa lutte contre Louna, malgré eux ils sont complices.
- C'est quand même hallucinant comme ils s'emmerdent, ce qui fait que les problèmes des autres deviennent un soubassement à leur ennui.
- Max a un peu pitié mais personne les oblige, c'est fou d'avoir des vies à ce point inutiles, de l'ordre d'un emploi du temps rabougri
- La plupart travaillent dans le social, ça doit être pour ça.
- Même la culture est au rabai parce qu'elle fait pas partie de leur monde
- La culture c'est le truc que tu vis, c'est pas une vue de l'esprit.
- Du coup, il se retrouve tres loin de ses bases, un peu fiché dans une erreur comme si Louna en soi representait un idéal à l'ignominie du monde. Sanglé le monde.
- A La limite il est conscient de son erreur mais le mal est fait depuis longtemps
- On a qu'une vie, si elle te donne une trajectoire, difficile d'aller contre, l'épithète de travers comme une casquette.
- Tout ce qui l'interesse c'est de foutre la ville à feu et à sang et ramener louna dans sa petite épuisette.
-Il squatte à moitié chez la Laotienne qui bravache lui fait des propositions de mariages et s'enorgueillit d'une amitié aussi naze
- Lui, l'avantage qu'il y trouve c'est qu'elle habite à proximité et qu'ainsi il dispose d'un poste avancé stratégique qui lui permette des raids ultra rapides.

- Louna peut pas imaginer qu'il a une telle facilité de mouvement.
- C'est l'hiver, il touche le fond, les flocons tombent sur Lyon.
- Ils jouent à des jeux complètement débiles, du genre cite moi cinq marques d'eau gazeuse, t'as gagné, bon, qu'est ce qu'on fait maintenant, il est littéralement obsédé, parle que de Louna à tout le monde, son unique sujet de conversation.
- Il l'a complètement dans la peau et encore un minimum de décence l'interdisant de se branler devant Sophie, il capte le duvet et de plus en plus s'installe sous les combles juste au dessus du palier de Louna.
- Là, il se branle comme un fou, finit par y habiter, de plus en plus alcoolique, bientot, il n'a plus le courage d'aller chercher des toilettes et fait sur place.
- C'est la bonne gache en fait pour un mec dehors, seulement lui à cette époque il a un appart et vivre ainsi pres de ta meuf ne peut qu'apporter désagréments, c'est l'envie de mettre le nez dedans
- Pour mettre le nez, il met le nez et ne tarde pas à surprendre le manège en face, sur la cour intérieure, un meublé, un putain de trafic de drogue, tout le milieu tekno défile et il reconnait des têtes, bientôt il se prend pour un indic et flippe qu'on le surprenne, comment il expliquerait le truc, il a vraiment l'air en planque et il l'est mais pas pour le même motif, que les mecs se défoncent, il en a rien à foutre, seulement il existe parfois de ces intéractions bizarres au début d'un contresens, mettre les pieds où il faut pas, se faire remarquer et foutre les autres dans la merde sans le vouloir.
- Louna ne tarde pas à se sentir observée et joue de l'oeilleton, tu parles, il est toujours sur son chemin
- Bientôt cela prend un sens, quand elle le ferme entièrement, c'est qu'elle baise.
- Elle a un sens désopilant de la mise en scène.
- Le 8 décembre, fête des lumières, une tradition à Lyon qui voit descendre dans la ville une foule compacte qui lance de la farine et des oeufs, on se demande coment il y a autant de monde
- Lyon pour cela est une ville étrange, amphigourique car capable de passer de la petite ville sans importance à un phénomène de masse qui te laisserait penser être une capitale.
- Une grosse ville un peu trop à échelle humaine.
- Elle aime pas la foule Louna et malgré tout max connait son sens particulier de la fête.
- Ce soir là, elle a disposé des bougies sur le rebord de sa fenêtre, ce qui lui évite de marquer sa présence, l'oeilleton est fermé, elle a mis le poste juste devant sa porte, bien en face, Couleur 3 fort, fermé à l'intérieur afin de se protéger dans l'autre pièce et elle est pas toute seule.
- Ainsi elle couvre les bruits.
- Lui pour qui toucher une autre fille relève de la gageure n'en revient pas qu'aussi rapidement elle puisse en être capable, il a pas compris que ça veut rien dire, qu'on réagit pas tous pareil et heureusement mais de là à s'envoyer en l'air pour faire passer la pilule il a du mal à avaler.
- Si jamais on se met dans la peau d'un assasin, c'est le jour. Il tremble.

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